La Banque européenne d'investissement, l'institution de
financement à long terme de l'Union européenne, vient d'accorder un prêt de 200
millions de livres sterling (GBP) pour financer la construction du premier
tronçon de la CTRL (Channel Tunnel Rail Link), la liaison
ferroviaire à grande vitesse entre Londres et Folkestone. Ce prêt de la BEI, d'une
durée de 30 ans au maximum, est garanti par Railtrack
et accordé à London & Continental Railways (LCR),
le concessionnaire, qui rétrocédera les fonds à sa filiale, Union Railways (South) Ltd., responsable de la construction.
Sir Brian Unwin, Président de la BEI,
a déclaré au sujet de cette opération : "La CTRL est attendue depuis
longtemps, car elle constitue un maillon décisif du PBKAL (Paris, Bruxelles,
Cologne, Amsterdam et Londres), un réseau ferroviaire transeuropéen à grande
vitesse. Le financement de ce type de grands réseaux de transport européens
constitue une priorité majeure pour la BEI. Après
avoir apporté son concours à la construction du tunnel sous la Manche, la BEI a
la satisfaction de se joindre aux banques commerciales pour fournir un
financement à Railtrack et à LCR dans le cadre du
partenariat novateur entre les secteurs public et privé que le gouvernement
britannique, Railtrack et Eurostar ont mis sur pied
pour construire la CTRL. Le prêt de la BEI à l'appui de la CTRL, d'une durée
exceptionnellement longue, est consenti dans le cadre du guichet de financement
spécial qui est destiné aux projets de réseaux transeuropéens
prioritaires."
L'ensemble du projet CTRL porte sur la construction de 109 km de voies doubles pour le transport ferroviaire à grande
vitesse de passagers et de marchandises entre la gare londonienne de SaintPancras et l'entrée du tunnel sous la Manche. Le
premier tronçon de la CTRL, qui vient de recevoir un financement, va du tunnel
sous la Manche à Fawkham Junction,
dans le Nord du Kent.
Lorsque ce premier tronçon de la CTRL sera achevé, en 2003,
il accueillera les services internationaux d'Eurostar et permettra d'améliorer
considérablement les liaisons entre Londres, Paris, Bruxelles et Amsterdam, via
le tunnel sous la Manche. En 2006, lorsque l'ensemble du projet sera réalisé,
il offrira de nouvelles capacités aux trains de banlieue du sud-est de
l'Angleterre, permettra de mettre en place des liaisons à grande vitesse entre
Londres et sa grande banlieue, libérera des capacités sur les lignes existantes
et contribuera à la rénovation urbaine des quartiers d'East
London et East Thames.
En 1996, la BEI a prêté 100 millions de GBP à l'appui de la
phase de préparation
de la CTRL. La Banque a joué un rôle actif dans les discussions et les
négociations qui ont conduit à la conclusion de l'accord sur le nouveau montage
financier relatif au premier tronçon de cette liaison.
La Banque européenne d'investissement, l'institution de prêt à
long terme de l'Union européenne, finance des investissements qui favorisent
l'intégration de l'UE, notamment dans les domaines suivants :
développement régional, réseaux transeuropéens de transports, de télécommunications
et d'énergie, compétitivité et intégration industrielles, PME, protection de
l'environnement et sûreté de l'approvisionnement en énergie. Elle intervient
également hors de l'Union dans le cadre de la politique communautaire de
coopération extérieure. Propriété de ses États membres, la BEI se procure ses
ressources sur les marchés des capitaux (émetteur AAA). Sir Brian Unwin, qui a pris ses fonctions en 1993, est le premier
Président britannique de l'institution. En 1997, la BEI a prêté plus de 26
milliards d'écus, dont 3,7 milliards de GBP sur le territoire du Royaume-Uni,
et a emprunté 23 milliards d'écus sur les marchés des capitaux.
Pour de plus amples renseignements, prière de contacter le DépartementInformation et Communication (M. Adam McDonaugh, tél.: +352 43 79 31
47, e-mail: a.mcdonaugh@bei.org).
Les taux de conversion utilisés par la BEI à des fins
statistiques pour le trimestre en cours sont ceux qui étaient en vigueur au
30/09/1998, à savoir 1 écu = 0,69 GBP et 0,79 IEP.
- 2ème TRONCON
L'achèvement de la liaison ferroviaire « Channel Tunnel Rail Link » (CTRL) à grande vitesse entre Londres et le tunnel
sous la Manche est financé en partie par la Banque européenne d'investissement
à l'aide d'un prêt de 400 millions de GBP (560 millions d'EUR). Les fonds sont octroyés à la société London and Continental Railways Limited (LCR), qui les affectera à la réalisation du second
tronçon du CTRL (dont la structure est celle d'un partenariat public-privé), lequel reliera l'extrémité du premier
tronçon (Southfleet) à un nouveau terminal
international situé dans la gare londonienne de St. Pancras.
Avec le second tronçon du CTRL se mettra en place le dernier maillon de la
ligne à grande vitesse qui raccordera Londres à Paris, Bruxelles, Amsterdam et
Cologne, et au réseau ferroviaire européen à grande vitesse, dans son ensemble.
Le second tronçon comporte la construction de la ligne située
entre le premier tronçon du CTRL (Southfleet) et la
gare de St. Pancras à Londres. Le premier tronçon
entre le tunnel sous la Manche et les faubourgs de Londres, via Ashford, qui devrait être ouvert au trafic d'ici la fin de
l'année, a bénéficié d'un prêt de la BEI de 200 millions de GBP en 1998. Tandis
qu'il permettra de réduire d'une vingtaine de minutes la durée des trajets
entre Londres et Paris / Bruxelles, le deuxième tronçon aura pour effet, non
seulement de gagner 15 minutes supplémentaires, mais aussi de libérer une
partie des capacités limitées dont disposent les lignes de banlieue dans le sud
de Londres.
Le contrat de financement a été signé ce jour, à Londres par le
président de la BEI, M. Philippe Maystadt, et par le
président-directeur général de la société LCR, M. Rob Holden.
À cette occasion, M. Maystadt a
déclaré : « Depuis son lancement, au milieu des années 90, ce projet a toujours
été soutenu par la BEI. Les fonds octroyés sont
désormais destinés à achever une liaison prioritaire qui fait partie du réseau
transeuropéen des lignes ferroviaires à grande vitesse. Elle rapprochera
Londres des autres capitales européennes grâce à des connexions directes avec
Paris et Bruxelles, ce qui permettra de rallier rapidement, par une liaison à
grande vitesse, d'autres grandes villes comme Amsterdam et Cologne. Du fait
qu'elle réduira les temps de trajet des usagers internationaux du rail et
qu'elle leur offrira un service plus fiable, l'opération améliorera la
compétitivité du rail par rapport aux transports aériens et routiers. Le
financement de réseaux de transport européens d'une telle importance constitue,
pour la BEI, un objectif prioritaire.
Parallèlement, la seconde phase du projet aura une incidence
directe sur la revitalisation urbaine dans les quartiers d'East
London et de Thames Gateway. Cette évolution sera favorisée par un
réaménagement général de la zone, dont la pièce maîtresse sera la nouvelle gare
de Stratford, qui est appelée à devenir un noeud de transport pour la desserte
de l'est de Londres, et par une amélioration de l'accès aux villes des régions Thameside et Medway. »
M. Rob Holden, président-directeur
général de la société LCR, a ajouté : « La BEI soutient depuis longtemps le
projet du CTRL et le prêt qu'elle nous accorde aujourd'hui nous donnera les
moyens de boucler le montage financier destiné à la construction du second
tronçon de la ligne, avant même le refinancement du premier tronçon qui devrait
avoir lieu d'ici la fin de cette année ou au début de 2004. La réalisation du
CTRL avance selon le calendrier prévu et le montage financier n'a rien perdu de
sa solidité. À cet égard, la collaboration avec nos partenaires à Kings Cross, Stratford et Ebbsfleet
se poursuit de manière tout à fait satisfaisante : plus de 8 milliards de GBP
d'investissement devraient être réalisés sur ces sites après l'ouverture de
toute la ligne au début de 2007. »
Le soutien du développement des réseaux transeuropéens figure parmi
les principaux objectifs de la BEI. Si l'on tient
compte du présent prêt, elle aura fourni 2,4 milliards d'EUR
à l'appui des tronçons britanniques, belges et néerlandais du réseau ferré à
grande vitesse PBKAL (Paris, Bruxelles, Cologne, Amsterdam et Londres), qui
fait partie des 14 projets de RTE prioritaires retenus par les Chefs d'État de
l'UE lors du Sommet d'Essen en 1994, et considérés comme représentant un
élément de soutien essentiel du développement économique de l'UE.
Le CTRL se compose d'une ligne à grande vitesse, à voie double,
d'une longueur de 109 Km, pour le transport de voyageurs et de marchandises
entre la gare londonienne de St. Pancras et le tunnel
sous la Manche. Le second tronçon comporte 25 Km de tunnels dans Londres et
sous la Tamise, la construction de la gare internationale de Stratford et de
grands travaux de reconstruction à la gare de St. Pancras.
La capacité de transport de la ligne CTRL pourra atteindre 40 à 45 millions de
voyageurs par an.
Lorsque la ligne CTRL sera achevée, c'est-à-dire au début de
2007, elle améliorera sensiblement les services internationaux disponibles au
Royaume-Uni du fait qu'elle offrira une liaison à grande vitesse ininterrompue
entre le tunnel sous la Manche et Londres. Le CTRL sera directement relié à la
West Coast Main Line (ligne principale de la côte
ouest) et donnera ainsi accès à Birmingham, Manchester et Glasgow, ainsi qu'à
l'East Coast Main Line
(ligne principale de la côte est). Il renforcera également la capacité des
liaisons de banlieue dans le sud-est, permettra l'introduction de navettes à
grande vitesse à destination de Londres, dégagera des capacités sur des lignes
existantes et contribuera à la revitalisation urbaine dans les quartiers de East London et de East Thames.
La société LCR a été constituée pour concevoir, développer et
détenir le CTRL. Ses principaux actionnaires sont Bechtel Ltd,
London Electricity plc,
National Express Group PLC, la SNCF et UBS Warburg. (*)
(*) participation environ 20 % chacun
C'est à LCR qu'appartient l'entité britannique chargée d'exploiter les services
d'Eurostar entre Londres et Paris / Bruxelles.
La Banque européenne d'investissement finance des
projets d'investissement qui contribuent à l'intégration de l'UE, en
particulier dans les domaines suivants : le développement régional, les réseaux
transeuropéens de transport, de télécommunications et d'énergie, la
compétitivité et l'intégration de l'industrie, les petites et moyennes
entreprises, la protection de l'environnement, la sûreté de l'approvisionnement
énergétique, ainsi que la santé et l'éducation. Elle intervient également à
l'extérieur de l'Union européenne, dans le cadre de la politique de coopération
de l'UE avec les pays tiers. Propriété des États membres de l'UE, la BEI se
procure ses ressources sur les marchés des capitaux (émetteur AAA). En 2002, la
BEI a prêté quelque 40 milliards d'EUR au total, dont
3,3 milliards de GBP au Royaume-Uni.