« Il manquait quelque chose sur ce no man's land, entre la Cité Europe et l'Usine Côte d'Opale », assure Jacques Gounon, président d'Eurotunnel. À l'horizon 2011, il n'y aura plus aucun coin de verdure à la ZAC 1 d'Eurotunnel, qui s'étend sur 700 hectares. Après la Cité Europe, le cinéma Gaumont, le parc hôtelier, l'Usine Côte d'Opale et Électro Dépôt, c'est au tour de trois concessions automobiles et de Fly de s'implanter, sur 66 000 m².
Le magasin spécialisé dans le mobilier et l'équipement de la maison Fly s'étendra sur 5000 m², au sein d'un centre commercial qui fera 28 000 m². « Fly sera la locomotive du centre commercial, confie Christian Patey, son architecte. Une autre enseigne de 5 000 m², ainsi que de plus modestes de 1 000 m² pourraient également s'implanter. » On n'en saura pas plus.
Trois concessions automobiles s'installeront non loin du nouveau centre commercial : Renault s'étendra sur 5 700 m², Mercedes sur 2000 m² et BMW-Mini sur 3000 m². Des implantations qui devraient créer 150 emplois à terme.
Veto possible de la ville de Calais
Seule ombre au tableau, la ville de Calais convoitait Fly, pour l'installer sur ses terres. D'où d'éventuelles frustrations. « Le terrain sur lequel s'installera Fly était destiné à Decathlon, répond Jacques Gounon. L'enseigne sportive s'installera aux Cailloux, à Calais, et nous en sommes ravis. » Et d'ajouter : « Ce qui importe, c'est que ça bouge, qu'il y ait du développement dans le Calaisis. »
Quant à Michel Hamy, maire de Coquelles, il se réjouit « du développement économique du Calaisis en période de crise. » Reste à connaître les positions de la ville de Calais et de Cap Calaisis, qui auront leur mot à dire lors de la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC), qui se tiendra probablement en septembre. « La ville de Coquelles, le Sympac et le conseil général seront également représentés au sein du CDAC, ainsi que trois personnes qualifiées pour le développement durable, l'aménagement du territoire et la consommation » rappelle Michel Hamy.
Le permis de construire devrait être obtenu dans la foulée, tandis que les fouilles archéologiques seront achevées. Neuf à douze mois seront nécessaires pour construire les bâtiments, et la ZAC 1 sera achevée. Reste la ZAC 2 et ses 80 hectares. Michel Hamy confirme : « Il fallait d'abord finir la zone 1, avant de se focaliser sur la ZAC 2, plus proche de Calais. »































